SEGOLENE ROYAL
Ségolène Royal, de passage à Nice pour une réunion publique, a du répondre à une question posée par la représentante de la Commission fédérale LGBT 06, Joëlle Vianet-Rey, Vice présidente de l’association Entre’L niçoise :
A chaque fois que le peuple a porté la Gauche au pouvoir, de grandes avancées pour la société française ont courageusement été, parfois même contre l’opinion et les sondages, menées par notre parti.
Si tu deviens Présidente de la République demain, feras-tu appliquer, dans les premiers mois de ta mandature, l’accès au mariage pour les couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité, mesures qui ont été votées dans la motion finale du dernier Congrès ?
La réponse s'est faite en deux temps : une très longue introduction pour préciser que, bien évidemment, Ségolène n'était pas (encore) candidate et qu'elle respecterait les procédures internes du parti pour la désignation... puis sur le fond, elle a insisté sur le fait que, pour ces questions "délicates", il fallait savoir œuvrer avec doigté pour ne pas choquer ni "provoquer" l'opinion publique.
Elle a d'ailleurs rappelé avoir soutenu très activement, en temps que ministre de la Famille, les familles homoparentales en soutenant, entre autre, l'A.P.G.L. (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens) ou l'adoption des célibataires.
Enfin, sans concéder un mot sur l'ouverture au mariage et en réaffirmant ne pas vouloir remettre en cause les décisions entérinées dans la motion finale, elle a renvoyé la question de l'homoparentalité a un "nécessaire débat" associant opinion publique et représentations parlementaires.
La messe est dite et tout le monde pourra juger (dans l'hypothèse, bien sûr, où la candidature de Mme Royal se confirme).
Benoît ARNULF – Membre du CADOS
Délégation LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Transsexuelles) de la Fédération O6 du Parti Socialiste