Claudine De grimal

 

Petite déjà, j’éprouvais l’envie d’exprimer une façon d’être qui m’était refusée.
Alors je me suis mise en quête de sens, pour comprendre, pour aller vers une vérité que je pressentais mais qui m’échappait. J’ai connu des années de yoga et de méditation, de nombreux voyages, une vie spirituelle intense, un mariage avec deux enfants et puis le divorce qui vous replace dans le questionnement.

Ma rencontre avec P. Drouot m’a permis d’expérimenter le travail sur les vies antérieures. Certains diront qu’elles n’existent pas. En fait peu importe, peut-être que nous touchons à l’inconscient collectif de Jung, peut être que notre inconscient nous fait traverser les différents mythes de l’humanité. Il me semble que l’intérêt est de pouvoir faire le lien avec ce qui est vécu dans la vie présente. Trouver le pont, donc l’axe de la transformation.
Puis j’ai poussé ma recherche plus loin en travaillant sur la vie fœtale, la naissance, en me formant à la théorie psychanalytique.
A ce stade, j’ai perçu que la naissance répétait la problématique des vies passées : la mère est la porte, le passage qui vous place dans l’incarnation. Accepter cette incarnation c’est mettre à jour un schéma de vie, un blocage, une maladie qui demande à être vus, entendus car nous sommes tous porteur d’un programme qu’il nous faut dépasser.

« Grâce à la thérapie émotionnelle les nœuds du corps se défont : libération énergétique de la colère, de l’agressivité de l’angoisse, les mots délivrent la pensée, la vision de l’esprit s’élargit, la compréhension de la vie devient plus globale. Ceci permet d’accéder au détachement, puis au véritable pardon qui est celui du cœur et non pas de la tête car nous comprenons qu’il n’y a pas de victimes, pas de coupables. Chacun a joué son meilleur rôle pour favoriser l’accès à la libération ».

Ce travail m’a demandé de descendre en moi-même, de regarder mes failles, mes angoisses, mais aussi de sentir mon potentiel, mes ressources, une autre façon de percevoir la vie afin de véritablement devenir responsable de mes actes.

Les bouddhistes parlent de sortir de la roue des renaissances, les chrétiens évoquent la traversée de la nuit sombre de l’âme. Regarder notre côté obscur (notre intériorité profonde) permet d’accéder à notre propre lumière. La spiritualité, c’est lever ce voile qui est propre à l’incarnation. Aujourd’hui nous sommes aidés dans cette démarche pour devenir des êtres responsables, et non plus des mendiants de l’amour.

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